Avec le Grenelle de l’environnement puis la loi de Transition Énergétique pour la Croissance Verte, la volonté de stimuler l’emploi au sein des politiques publiques à travers la transition écologique est réaffirmée. L’État doit élaborer, en concertation avec les partenaires sociaux et les collectivités territoriales, un plan de programmation de l’emploi et des compétences.
 
Pour sa part, sur ses champs d’intervention, l’ADEME souhaite participer à la montée en compétences des acteurs de l’emploi et de la formation du territoire à plusieurs niveaux.
Tout d’abord, en faisant mieux partager les scénarios d’anticipation ou études qu’elle élabore ou soutien, notamment sur les filières ou thématiques (bâtiment, énergies renouvelables, bas carbone…). En second lieu, L’ADEME incite à la création d’emplois grâce à sa contribution aux investissements d’avenir et à son appui à la diffusion de solutions environnementales innovantes.
Enfin, l’ADEME stimule les échanges et collaborations d’actions entre les différents acteurs du territoire et propose des modules de formation adaptés aux thématiques de la transition énergétique et écologique.
 
Il s’agit pour l’ADEME, de contribuer à enrichir la mise en place d’une stratégie « Emploi » permettant d’identifier les risques de pénuries de compétences et d’essaimer sur le territoire les recommandations ou solutions opérationnelles efficientes.
 
Gilles Petitjean, Directeur ADEME Bretagne.


 


Métiers verts ?  Mais, n'est-ce pas tout métier qui devrait être vert ! 

Comment imaginer une activité humaine qui puisse s'affranchir d'une dimension environnementale ? 

Certes, il y a des métiers spécifiques qui requièrentes compétences ennvironnement bien repérées.   

Ces métiers "verts" se situent pour l'essentiel dans le secteur dit de l'Environnement (bureaux d'études, de contrôle, entreprises spécialisées, administrations...), mais ils tendent à gagner bien d'autres activités, comme l'agriculture, la ville, le transport... ce qui est la traduction logique de la transversalité de l'environnement.

Toutefois, la révolution à laquelle il faut se préparer dès aujourd'hui, est celle de l'économie circulaire: l'environnement n'est plus "end of pipe", mais présent à toutes les étapes de l'économie circulaire depuis la conception (éco-conception) et le sourcing (matières premières secondaires), jusqu'au recyclage, en passant par la production, la distribution, la consommation, la réutilisation. Le repérage des nouvelles compétences requises, voire des nouveaux métiers n'est pas aisé et la définition des cursus et formations y conduisant n'est pas facilitée. 
Le défi de ce colloque est d'éclairer le sujet, allons-y avec enthousiasme, la tâche est noble et stimulante.   

Jacques BREGEON, Président de l'EME (Ecole des métiers de l'environnemnt et formations professionnelles)